Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 00:10
Article de Pierre-Olivier Eglemme publié dans le journal interne des étudiants de l' IEP d' Aix-en-Provence:


Nous sommes une génération journal de 13h00 ! Nous sommes nés quand la carte météo faisait le titre de son actualité ; nous avons grandi dans la haine de la fonction publique, inutile, incompétente et surpayée ; nous avons préparé le concours en regardant un autre journal télé ; nous nous informons désormais que par internet. Ce ne sont pas les médias qui posent le problème, mais leur évolution – et nous espérant bientôt leur extinction. L’Eglise cathodique s’érige en gardienne de l’orthodoxie libérale, se proclamant chantre du pouvoir en place : vive la religion d’Etat ! Les critiques se tarissent, la sémantique s’adoucit, l’indépendance d’esprit s’efface : la nouvelle censure n’est plus un autoritarisme politique mais désormais des luttes d’influence, des lobbyings puissants, le poids des holdings propriétaires, l’avis de l’opinion publique, les amis de mes amis. Cessons d’utiliser ce terme désuet de contre-pouvoir : il n’est vraiment plus d’actualité pour qualifier les médias. A voir le jargon fluctuant des mass médias, où une grève se transforme en prise d’otage, la désinformation endémique se propage ; libidineuse, elle acculture l’individu en lui vantant les bienfaits de la société de masse. Mais si seulement les interactions entre médiatisation à outrance (voire à outrage) et surdéveloppement de l’importance accordée à l’opinion publique n’étaient si fortes ! Les dérives qui en résultent sont relativement nombreuses et distillent leur pusillanime venin en ayant un avis sur tout. La relation entre le pouvoir judiciaire et le couple opinion publique/médias est, en France, révélatrice de ce problème.

Le pouvoir judiciaire a cessé d’exister : nous ne connaissons plus que la justice de la doxa. La société s’interroge sur l’utilité de juger Michel Fourniret, puisque de toute façon il est coupable. C’est oublier que, dans l’Etat de droit que continuer à demeurer la France, la différence entre la société et la justice est que cette dernière juge avant de condamner. La présomption d’innocence est là pour démontrer que cet accusé n’est pas innocent, car la justice ne juge pas des criminels, mais des innocents coupables. Que le verdict rendu ne convienne, et l’on saisira le Garde des Sceaux, faisant alors directement intervenir le politique dans le judiciaire, mettant à mal la séparation des pouvoirs. Le pouvoir de l’opinion publique n’a de légitimité que celle de la majorité, mais elle est inconstitutionnelle : le pouvoir politique n’a donc pas à lui obéir, s’il n’y trouvait ses avantages et l’essence même de son existence démocratique. Finalement, le problème de la démocratie n’est pas tant que la majorité puisse dicter ses choix à une minorité, mais que la majorité n’est que celle d’une minorité mal pensante mais bien sûr bienveillante : du couple médias/pouvoir nait l’opinion publique. Constat laconique : alors, soyez amoureux pour ne pas voir cela, et n’avoir d’yeux que pour la beauté.

Pierre-Olivier EGLEMME
Par Pierre Olivier Eglemme
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 18:30
Une fois de plus le Proche-Orient est en guerre. Une fois de plus les passions se déchaînent. Une fois de plus, la mort quotidienne de femmes, d'enfants et d'hommes, civils ou militaires, palestiniens ou israéliens tend à s'effacer derrière l'ineffaçable débat sur la légitimité de cette guerre qui dure depuis maintenant plus de soixante années. Tout ce que nous entendons, tout ce que nous lisons, tout ce que nous voyons montre qu'encore une fois l'opinion mondiale impose sa vision manichéenne du conflit. Mais ça n'est plus une fois de plus, c'est aujourd'hui une fois de trop.
A lire les commentaires, à entendre les réactions, à voir les manifestations, le constat s'impose : la vision manichéenne de ce conflit tend à s'affirmer. L'opinion mondiale part du postulat que les Palestiniens sont les gentils et malheureux opprimés et les Israéliens les méchants et puissants opprimants. Seulement, la réalité est loin d'être aussi simple, même, elle apparaît beaucoup plus complexe et la position de l'opinion mondiale est devenue un enjeu de taille dans ce conflit.
Nous ne connaissons aucun Etat qui aurait subi autant d'attaques à la roquette et d'agressions sans réagir par la force bien avant. Que l'on s'avise aujourd'hui de tirer ne serait-ce qu'une roquette sur la France, et la riposte serait immédiate et non mesurée. La différence entre un crime de guerre et un dommage collatéral, comme le remarque si justement BHL, réside dans le fait que le Hamas lance des roquettes sur Israël dans le but avéré et avoué de causer le plus de pertes civiles. Tandis qu'Israël lance des missiles uniquement sur des objectifs censés abriter des leaders terroristes ou représentants des intérêts vitaux pour les organisations terroristes. Tsahal a prévenu les Palestiniens vivant près des cibles des risques d'attaques (plus de 100 000 appels) tandis que des tracts étaient lancés par l'armée israélienne pour prévenir d'une prochaine attaque. Ainsi, dans une zone étroite où la densité de population atteint les 4100 habitants au kilomètre carré, soit l'une des plus importantes au monde, qu'un missile tue plusieurs civils et bien évidemment dommageable, mais presque inévitable. Cela s'appelle un dommage collatéral. Durant la Seconde guerre mondiale, l'extermination planifiée par les nazis de communautés toute entière relève du crime de guerre, alors que les centaines de milliers de morts dus aux bombardements alliés (notamment celui de Dresde) sont des dommages collatéraux, et il me semble que l'on n'en tient pas rigueur aux Alliés.
Enfin, le Hamas a gagné la guerre médiatique. Les mouvements pro-palestiniens, majoritaires au sein de l'opinion mondiale, s'insurgent avant tout contre la mort de centaines de civils : le Hamas l'a compris et pour bénéficier du soutien de l'opinion public, il décide de se victimiser. Ainsi, les principaux leaders se sont-ils réfugiés dans des hôpitaux grouillant de malades et de blessés ; dans des écoles remplies d'enfants où les cours ont été maintenus. Chaque mort civil est une victoire pour le Hamas et une défaite pour Israël. Et ce d'autant plus que la cause des leaders terroristes est une idéologie qui consacre la vie humaine comme nulle, et son sacrifice comme une nécessité. Car, et l'Histoire le montre, l'idéologie est une idée qui doit dépasser la vie humaine, survivre au-delà de la mort, le sacrifice épure la société pour permettre la mise en place d'une nouvelle société, en l'occurrence la stricte application de la Charia.
« Si vis pacem para bellum » proclame le célèbre adage latin. Israël a la nécessité de démontrer régulièrement sa puissance militaire pour prouver à des pays, ou des organisations, qui lui sont hostiles, qu'elle est encore une puissance et qu'on ne peut l'attaquer impunément et que les menaces de destructions ne doivent rester que des paroles prononcées en l'air. Il en va de la survie d'un Etat qui, en soixante années d'existence a connu près d'une dizaine de conflit, passant du stade de pays assaillie à celui d'assaillant, mais toujours pour contrer une menace directe, réelle et dangereuse. Et qu'on ne dise pas que les Israéliens ont spolié les Palestiniens de leur terre : bibliquement ces terres appartiennent aussi bien aux Juifs qu'aux Arabes. Le développement des kibboutz, où le labeur des immigrés juifs a permis de cultiver ce désert, s'est fait en collaboration avec les Palestiniens. La colonisation n'est plus d'actualité depuis 2005, puisque les colonies sont désormais évacuées par la force.
L'ensemble des manifestations pro-palestiniennes ne font que renforcer le soutien au Hamas et donner tort à une opération qui doit avant tout mener à la destruction, ou du moins au musellement, d'une organisation et d'une menace terroriste. Cette vision manichéenne du conflit se fait en corollaire d'un amalgame, bien que démentie, entre l'Etat d'Israël et la communauté juive, comme le prouve les récentes agressions en France, que ce soit contre des individus, des lieux de culte ou le judaïsme en général. On critique une paranoïa israélienne, mais j'invite tous les bons penseurs et les beaux parleurs à aller se terrer dans les caves de Sdérot, Haïfa ou Tel-Aviv, la peur au ventre en entendant passer les roquettes. C'est la vie quotidienne de la majorité de la population israélienne. Ce conflit ne pourra jamais se résoudre tant que le soutien ira à un camp ou à un autre, créant d'autres tensions ailleurs, focalisant l'attention sur ce conflit et oubliant les autres, ignorant qu'il n'y a qu'un seul adversaire : la guerre, et que ce n'est qu'en soutenant la paix que nous pourrons peut-être arriver à la combattre.
Pierre-Olivier EGLEMME

L' article sur Facebook et le débat qu'il a suscité
Par Pierre Olivier Eglemme
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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /Jan /2008 13:00
Pierre Olivier Eglemme a  rédigé une note sur l'état et les perspectives de la défense Française pour Convergences Réformistes:

Pour lire la note "La France et sa défense", cliquez ici

L'équipe POE Blog
Par Pierre Olivier Eglemme
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 23:31

En 1963, dans le célèbre discours qu’il prononça lors de sa visite de Berlin, le président Kennedy déclarait à propos du mur :  « (…) une offense non seulement à l’histoire, mais aussi à l’humanité, en séparant les familles, maris et femmes, frères et sœurs, et en divisant un peuple qui souhaite uni. (…) ».  Cette phrase résume à elle seule la situation actuelle de la ville de Jérusalem, pourtant si lointaine de Berlin, de ses habitants, pris entre deux nations, et des deux peuples qui se la disputent.

En juin 1967, lors de la guerre des Six Jours, les forces armées israéliennes s’emparèrent de la vieille ville et la Knesset décréta unilatéralement la réunification de la ville entière et, en 1980, Jérusalem fut déclarée « capitale éternelle » d’Israël. Cette décision fut prise alors que Jérusalem comprenait de nombreux quartiers palestiniens et qu’elle était une ville sainte, non seulement pour les Chrétiens et les Juifs mais aussi qu’elle constituait, avec Médine et La Mecque, un des trois lieux sacrés de l’islam.

Quarante ans après, la proposition du vice-Premier ministre israélien de restituer les quartiers arabes de Jérsualem aux Palestiniens apparaît comme un pas vers la paix et la réconciliation.

Déjà lors de l’échec des négociations de Camp David en 2000, le président Bill Clinton avait proposé une souveraineté palestinienne dans les zones peuplées en majorité de Palestiniens et une souveraineté israélienne dans les zones peuplées en majorité d’Israéliens. Ce principe de division de Jérusalem avait été acceptée. Déclarée « ville ouverte », elle serait la capitale de deux Etats, « Yerushalaim, capitale d’Israël, et Al Quods, capitale de l’Etat de Palestine ». En revanche les deux parties s’accordaient à reconnaître leur souveraineté sur leurs lieux saints respectifs, mais la délimitation du mur des Lamentations posa problème, et cette résolution n’aboutit pas. Du moins jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, en contre partie de ses concessions, Israël souhaite la reconnaissance par la communauté internationale, et plus particulièrement par les Etats arabes voisins, de sa souveraineté sur les quartiers juifs de Jérusalem ainsi que de la reconnaissance de l’existence de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

Passé en soixante ans d’existence du statut d’assiégié à celui d’assiégiant, lassé des conflits meurtriers (durant l’été 2006 la guerre du Liban fit 114 morts dans les rangs israéliens)et inutiles, menacé de destruction par le président Ahmadijenad, critiqué sur la scène internationale, si Israël veut désormais inaugurer un processus de paix et de réconciliation ; si désormais Israël et Palestine sont tous deux prêts à des concessions pour arriver à un consensus de paix ; si enfin le Proche-Orient ne veut plus apparaître comme une terre mêlée de sang et de larmes, il est du devoir des grandes puissances et des institutions internationales d’encourager la mise en place et l’aboutissement de négociations. Car les conflits dans cette zone ne pourront réellement se résoudre que si Israël et Palestine, deux Etats ennemis fraternels, donnent l’exemple. Qu’il est facile pour deux cultures de cohabiter sur une même terre.

Par Pierre Olivier Eglemme
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 23:30

Le prix Nobel de la paix 2007 revient à Al Gore pour son engagement en faveur de la sauvegarde de la planète. Mais il s’agit d’une sauvegarde particulière, puisqu’il s’agit principalement de la sauvegarde écologique de la planète.

Bien sûr que l’écologie est un sujet trop important pour que l’on n’en parle pas, bien sûr que l’écologie est un sujet trop grave pour qu’on l’ignore, bien sûr que l’écologie est un sujet qui ne nous concerne que trop pour qu’il soit négligé, néanmoins son impact sur la stabilité du monde, sur le respect des libertés et des dignités de chacun est assez limité. Certes, et c’est tout à fait vrai, le réchauffement climatique accentuera, à terme, le phénomène d’inégale répartition des ressources et entraînera des rivalités, des tensions (comme c’est déjà parfois le cas, notamment concernant l’eau au Moyen-Orient) et sûrement des conflits.

Néanmoins d’autres combats qui nous concernent plus directement, qui nous touchent plus universellement, sont menés pour le maintien d’une paix possible dans le monde et une stabilité internationale à tous les niveaux. Les récemment évènements l’attestent. La sanglante répression au Myanmar, la question des Droits de l’Homme en Chine, les combats pour la liberté d’expression en Russie ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres qui illustrent ces chimères des temps modernes.

Qu’il est loin le temps où le prix Nobel de la paix récompensait l’acharnement, le courage, l’abnégation et surtout la volonté de quelques uns qui avaient décidés de braver les humiliations et les interdits, qui avaient eu la force de tendre une main. Qu’il est loin le temps où le prix Nobel de la paix récompensait la réconciliation et le pardon, les investissements personnels ou collectifs en faveur de la paix ; qu’il était symbolique à tous points de vue. 1926 : Briand et Stresemann, 1971 : Willy Brandt, 1973 : Kissinger et Lê Duc Tho, 1983 : Lech Walesa, 1988 :  les Casques bleus, 1990 : Mikaïl Gorbatchev, 1993 : Nelson Mandela et Frédérik de Klerk, 1994 : Yasser Arafat, Shimon Peres et Rabin, 1998 : Hume et Trimble. Voilà des Nobel de la paix où le mot paix prend tout son sens car il s’agissait véritablement de combat pour la sauvegarde de la paix, combat que certains comme Rabin, par exemple, payèrent de leur vie

Or depuis quelques années déjà, le réchauffement climatique et les problèmes environnementaux sont devenus non seulement des sujets d’actualités mais égalemment des sujets d’inquiétude. Et depuis quelques années la lutte contre le réchauffement climatique et les problèmes environnementaux est à l’honneur. Sans doute parce qu’il s’agit d’une menace collective : à terme toute la population mondiale sera concerné par un déréglement climatique qui paraît être un phénomène normal du cycle terrestres mais surtout par le manque de ressources naturelles.

Alors que certaines solutions existent, notamment dans l’industrie automobile, la volonté manque. Chaque marque automobile a déjà conçus son propre moteur non plus hybride, mais fonctionnant avec des carburants naturels. Seulement le remplaçement des chaînes de montages présentent des coûts exhorbitants pour des entreprises qui ne cherchent qu’à faire que plus de bénéfice chaque année. Enfin, tant que les grandes puissances, qui polluent le plus, et principalement les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne (premier pays pollueur d’Europe derrière ses politiques écologiques)ne feront pas d’efforts, les problèmes environnementaux resteront les fléaux des temps modernes.

Et le prix Nobel de la paix ne récompensera sûrement plus que les associations et les leaders des causes écologiques, au détriment de ceux qui se battent véritablement pour la paix. Car les problèmes environnementaux, comme dit précedemment, sont une menace collective. Et nous nous soucions plus de ce qui nous touchera un jour que de ce qui touche certains d’entre nous.

Comme le disait quelqu’un qui mérite le prix Nobel de la paix, non seulement pour son engagement pour l’écologie (visiblement devenue condition sinequanone), mais surtout pour sa volonté de préserver la paix : « La maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Par Pierre Olivier Eglemme
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 23:29

REPARTITION DES CREDITS DU BUDGET GENERAL ET DES EMPLOIS PAR MISSION (EN MILLIONS D’EUROS)

 

 

Crédits de paiement

Autorisations d’emplois

Agriculture, pêche, forêt et affaires rurales

2 877

12 137

Anciens combattants, liens avec la Nation

3 768

4 722

Culture

2 771

11 256

Défense

36 780

320 612

Développement et régulation économique

1 268

6 940

Ecologie, développement et aménagement durables

10 106

86 645

Engagements financiers de l’Etat

42 439

-

Enseignement scolaire

59 264

1 022 641

Gestion des finances publiques et des ressources humaines

11 265

150 780

Immigration, asile et intégration

610

609

Justice

6 519

72 094

Recherche et enseignement supérieur

23 279

153 507

Régimes sociaux et retraites

5 124

-

Sécurité

15 911

249 701

Solidarité, insertion et égalité des chances

12 045

14 537

Travail et emploi

12 323

10 186

Ville et logement

7 176

3 145

Par Pierre Olivier Eglemme
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 17:26

Socialisme et Démocratie Jeunes Bas-Rhin condamne  la répression menée par la junte militaire de l’Union du Myanmar à l’encontre des moines et des étudiants qui manifestaient jusqu’alors dans le calme leur opposition à ce régime qui ne respecte ni n’applique les Droits de l’Homme, et ce alors que ce pays est membre de l’ONU depuis 1948 et qu’ainsi il a ratifié la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Socialisme et Démocratie Jeunes Bas-Rhin condamne ouvertement cette sanglante répression qui, au dernières estimations, a causé la mort de 9 personnes, dont un photographe, ressortissant japonais. Cet acte survient alors que la junte militaire coopérait depuis quelques années avec les Etats-Unis dans la lutte contre la drogue dans la région du Triangle d’Or et avait autorisé la présence sur le territoire birman d’un représentant de l’OIT afin de lutter contre la pratique du travail forcé, entamant ainsi un processus de normalisation de ses relations extérieures.

Enfin, Socialisme et Démocratie Jeunes Bas-Rhin apporte son soutient aux étudiants birmans, aux moines et à tous les manifestants qui réclament plus de liberté et de justice dans un des pays les plus corrompu du monde, en même temps que Socialisme et Démocratie Jeunes Bas-Rhin tient à rappeller le sort de nombreux opposants au régime, et notamment celui de Aug San Suu Kyi, chef de file de l’opposition démocratique au régime militaire depuis 1988, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1991 et assignée à résidence depuis le début des manifestations.

 

Pierre-Olivier Eglemme, chargé des questions Européennes et Internationales

Pour Socialisme et Démocratie Jeunes Bas-Rhin

 

Par Pierre Olivier Eglemme
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 19:03
25 mars 2007 : nous fêtons le cinquantenaire des traités de Rome, ratifiés le 25 mars 1957 par les six pays fondateurs de la Communauté Economique Européenne (CEE), à savoir la République fédérale d’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Cinquante ans plus tard, la CEE, désormais appelée Union Européenne, compte 27 pays, couvre presque la quasi-totalité du territoire européen continentale, allant de la péninsule ibérique aux Carpates, et avec 487 millions d’habitants constitue le troisième ensemble démographique après la Chine et l’Inde.

Au niveau économique, les objectifs que s’était fixée la CEE à sa création ont été largement atteints, puisque aujourd’hui l’Union européenne demeure la première puissance économique et commerciale, et son intégration à l’espace économique mondiale est réussie puisqu’elle est l’un des pôles de la Triade.

Cependant certaines limites demeurent :


-limite politique, car si l’Union européenne est une puissance économique majeur, son rôle politique est presque inexistant puisqu’il s’agit d’une organisation supranationale où les Etats demeurent souverain


-limite économique, car sur les douze pays entrés depuis 2004, dix sont d’ancien pays satellites de l’URSS, où les niveaux de vie et de développement demeurent largement inférieurs à ceux de l’Europe de l’ouest, en même temps que ces régions constituent des espaces en marge de la dynamique économique européenne, loin de l’Europe rhénane, cœur de la puissance européenne.


Le rêve d’une Union forte, qui serait une véritable puissance, capable de rivaliser également au niveau politique avec l’hyper puissance américaine, est suspendu, suite aux refus français et néerlandais de ratifier la Constitution européenne en 2005.


Pourtant, le rêve européen demeure plus que jamais un objectif viable. La construction et l’intégration européenne doit être source d’espérance.


Ainsi, une puissance serait enfin capable de peser autant que les Etats-Unis dans les relations internationales, mais ce serait aussi un moyen pour enfin élaborer des réformes écologiques viables, pour mener une vraie politique de solidarité avec les Suds en évitant l’assistanat, pour construire une Europe sociale qui elle n’exclura personne, mais aussi pour favoriser la paix et la démocratie dans le monde et ainsi lutter enfin efficacement contre toutes les formes d’extrémismes et de misères.

Par Pierre Olivier Eglemme
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 19:02

La social-démocratie, naît dans le dernier tiers du XIXe siècle, est un courant politique d’inspiration socialiste, qui vise à obtenir un ordre social plus juste dans le cadre de la démocratie libérale et du libre jeu du marché.

Ainsi, la sociale démocratie ne réfute ni le capitalisme, ni la mondialisation.

L’Histoire a montré que de tous les systèmes économiques celui qui fut le plus profitable pour tous, qui permit le confort au plus grand nombre et la prospérité qui assura la stabilité politique fut l’économie de marché.

On a souvent tendance à dénigrer le libéralisme et à le considérer comme un facteur qui accroît les différences entre les classes sociales et fragilise le niveau de vie des populations.

C’est en partie vrai. Mais ce n’est pas le système économique qui en est responsable, il s’agit plutôt d’un échec des politiques sociales de droite.

Aujourd’hui la mondialisation se fonde en premier lieu sur l’intensification des relations commerciales internationales, qui augmentent en moyenne de 7% par an, contre 2,3% pour la production. Une telle intensification des échanges est largement le fait des entreprises multinationales, en majorité issues des pays les plus industrialisés. Mais la mondialisation est aussi la migration humaine, des hommes qui recherchent de meilleures conditions de vie et de meilleurs salaires. Pour terminer il s’agit d’une accélération des transactions sur les marchés, jusqu’à 1400 milliards de dollars par jour, qui peuvent provoquer la déstabilisation de certaines économies nationales, notamment celles de pays du Sud économique, déjà si fragiles. Dans les pays du Nord économique, on perçoit souvent la mondialisation uniquement comme le facteur de délocalisations et de fermetures de nombreuses entreprises.

C’est un fait certes, mais on ne possède pas les moyens de lutter contre un processus de globalisation des échanges qui a fait plus de bien à notre économie que de mal.

La sociale démocratie propose donc de réguler l’économie de marché en l’acceptant, mais aussi de statuer sur une législation claire et précise concernant la mondialisation, afin qu’elle ne demeure plus un procédé arbitraire.

La sociale démocratie concilie une politique économique créatrice de richesses, mais de gauche, c’est-à-dire se caractérisant par une politique sociale efficace qui reconnaît l’individu comme tel, et non pas comme la droite qui ne voit dans l’individu qu’une valeur marchande, qu’un bien productif.

 

Par Pierre Olivier Eglemme
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  • : Je suis un jeune social démocrate du Bas Rhin, adhérent au Mouvement des Jeunes Socialistes, délégué au Collectif Fédéral du MJS 67 et président honoraire de la sensibilité Convergences Réformistes Bas-Rhin.
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